« Pascale Berthelot est une musicienne d’une sensibilité, et je devrai dire ; d’une sensitivité hors du commun. La musique est pour elle une expérience de l’esprit et du corps, une transcendance de chaque jour ». (Gérard Pesson, compositeur).
Diplômée du CNSMD de Lyon en piano, analyse et interprétation du répertoire du XX-XXI ème siècle et pédagogie (FDCA) ainsi que de l’institut de formation et de recherche en Art-Thérapie Contemporaine (ATC), boursière du Centre Acanthes de Villeneuve Lez-Avignons, lauréate de la fondation Cini – Archivio Luigi Nono de Venise, du concours U. Micheli de Milan et de la Fonction Publique Territoriale, Pascale Berthelot est musicienne-pianiste, professeur titulaire hors classe d’enseignement artistique, psychanalyste et thérapeute par l’Art agréée RNPC, membre actif de la SFPEAT (Société Française de Psychopathologie de l’Expression et d’Art-thérapie). Elle a reçu principalement l’enseignement musical de Bernard Flavigny (disciple d’Alfred Cortot et Serge Koussevitsky), Dominique Merlet, Éric Heidsieck et Claude Helffer.
Invitée juste après ses études supérieures à séjourner 2 années à la villa Médicis – académie de France à Rome – aux côtés de D. A D’Adamo (compositeur), elle développe et enrichit son univers musical, graphique et sonore à partir de son interprétation d’œuvres majeures du répertoire classique et contemporain, de sa rencontre et des créations faites avec de nombreux compositeurs, musiciens, artistes, auteurs et chercheurs de différentes disciplines, de ses lectures, et comme elle aime à le préciser, de sa vie de tous les jours. Ce fil lumineux trace avec le temps les contours d’une sensibilité teintée d’éclectisme baroque et son approche de l’improvisation peut être décrite comme une mise en aventure, une recherche de nouveaux territoires sonores abstraits, sans filet autre que la réactivité de son extrême sensibilité et sensitivité aux sonorités et au monde qui l’entoure.
Pascale Berthelot se dédie tout autant à la psychanalyse, l’enseignement et à la recherche sur les possibilités soignantes et émancipatrices du sujet par l’Art et la Musique. Ses recherches posent en toile de fond la question esthétique et sonore de la beauté et celle de l’accueil de la différence en rapport aux problématiques de l’exil, de l’enfermement et de la rencontre de l’extériorité, de l’altérité et de soi. Elle s’intéresse aux processus psychiques de la sublimation et particulièrement à son effet ainsi qu’à la fonction de cet effet qui nous touche et nous transforme, nous fait devenir Un parmi les autres. Elle pratique une pédagogie inclusive et différenciée et propose des séances ou ateliers individuels ou collectifs thérapeutiques destinés principalement aux enfants, jeunes adolescents et jeunes adultes hors-normes, en retrait, et/ou porteurs de Troubles du Spectre Autistique.
Elle a enregistré pour Sony, Mode records et le label de Gérard de Haro La Buissonne diffusé par ECM (à l’international) et PIAS (France), avec qui elle a collaboré en tant que musicienne indépendante et directrice artistique de la collection CUICATL dédiée aux musiques nouvelles, récompensée par l’académie Charles Cros et saluée internationalement par la critique.
Depuis 2004, elle œuvre bénévolement auprès de la fondation Khanta-Bopha du regretté docteur et pédiatre Beat Richner, au profit des enfants des hôpitaux pédiatriques au Cambodge.
Elle vit, pratique et enseigne à Nîmes.
Elle fut co-fondatrice de l’association et co-directrice artistique du festival « Les Volques » de Nîmes jusqu’à sa démission en janvier 2022.
Press:
http://www.blogdechoc.fr/2020/11/disques-petite-pluie-automnale-1.html
OSTINATO / Il manifeste 17 Aprile 2021 //
La Buissonne, irresistibile espressività
MARIO GAMBA
Da qualche tempo, per
l’esattezza dal 2019, la casa discografica Ecm ha una specie di consociata, per meglio dire un’etichetta che gestisce in tandem conferendo alla partner un surplus di prestigio. Solo da pochi giorni la promozione autorevole della Ecm si è fatta notare a livello internazionale. Questa casa non «gemella» ma «figlioccia» è francese ed è sul mercato dal 2003. La Buissonne, ecco il nome, ha una impostazione eclettica – jazz, noise raffinato, ambient romanticheggiante – e l’ha mantenuta nel tempo. Ma nel 2013 ha creato al proprio interno una collana intitolata Cuicatl dedicata alla musica contemporanea. Le scelte sono state piuttosto radicali ed eterodosse: Feldman, Cage, un infernale, apocalittico, trascinante Yann Robin (Inferno, Quarks, un brano per orchestra ed elettronica, l’altro per violoncello e orchestra), un fantastico Daniel D’Adamo (The Lips Cycle), penetrante e misterico nel trattare voce ed elettronica. Direttora artistica della collana è Pascale Berthelot, una pianista di gran livello che è protagonista come interprete di alcuni degli album più importanti della serie Cuicatl. L’ultima sua prova per la verità è fuori dalla serie ed è uscita solo targata La Buissonne. Sarà forse l’influenza di alcuni cascami Ecm (certe evanescenze crepuscolari), sarà per divertimento, sarà per desiderio di toccare il cuore di un pubblico più vasto, fatto sta che questa recentissima performance, Saison secrète, tutta improvvisata, è giocata su sognanti divagazioni che stanno tra la new age e il jarrettismo più sospiroso. Una Berthelot completamente diversa da quella che si ascolta in Triadic Memories e in Piano Piece 1952 di Morton Feldman e poi in Music for Piano 4-84 Overlapped di (ricavato da) John Cage? Non proprio. L’aura sognante c’è anche nelle versioni dei lavori dei due immensi americani. L’elogio della lentezza è l’opzione stilistica che è poi un’opzione esistenziale. Può sembrare scontata con la musica di Feldman, campione dei pochi suoni disposti su una piattaforma estesa all’infinito, ma Berthelot la porta verso il limite estremo e l’ascolto acquista un fascino inaudito. Il timbro è pastoso e tecnologico insieme (e qui siamo in pieno clima Ecm). Un vero trip. Come nel Cage inventato da Berthelot. Il «testo» originale sono gli 85 brevi pezzi di Music for piano 1-85 scritti da Cage nell’arco di dieci anni (1952-’62). I numeri da 4 a 84 diventano un solo brano di 64,04 minuti composto con la sovrapposizione dei singoli brani in un trionfo di ieraticità e tecnologia. Forse Cage non avrebbe approvato questa esibizione di «espressività» ma il risultato è irresistibile. Del resto, perché resistere?
http://www.beckmesser.info/licht-und-klang-bei-ivan-fedele/
http://www.musikderzeit.de/de_DE/journal/showarticle,38974.html
http://www.journal-laterrasse.fr/focus/faire-resonner-la-multiplicite/
http://lacontemporaine.purforum.com/t204-pascale-berthelot-joue-feldman-et-fedelehttp://www.allumesdujazz.com/labels/La_Buissonne_Cuicatl_125_68_1